Ceux qui me connaissent (que ce soit "en vrai" ou sur FB ou Instagram) l'ont compris, en ce début d'année 2015 j'ai décidé de changer d'image.
Exit les piercings : ce fut plutôt bizarre de m'en séparer après 7 ans, mais au final, je pense que ça a été l'élément déclencheur. Rien qu'avec deux bouts de ferraille en moins, j'avais déjà changé et ça me faisait une sensation assez bizarre mais plutôt sympa. J'avais le pouvoir de changer si je le voulais (ne me prenez pas pour une cinglée, même si c'est probablement déjà fait).
Le simple fait de les retirer a adouci mon visage, m'a donné un air moins "dur".
Oui, mais... J'avais pas envie de m'arrêter en si bon chemin.
J'ai toujours eu un embonpoint. "C'est de famille", m'ont toujours dit affectueusement mes parents, mes cousines, oncles et tantes, "mais tu es quand même jolie ! Et puis, vu ta morphologie, tu ne saurais pas maigrir car c'est dans les gênes." Bien sûr. Tu vas voir ce que je leur dis, aux gênes.
Après ma grossesse où j'ai quand même pris plus de 30kg, ça a été le coup de grâce. Ma balance affichait un peu plus de 90kg, je n'ai jamais été aussi mal avec mon image. Pour info, je mesure 1m66, mon imc frôlait allègrement 35 (la "normalité" se situant entre 19 et 25).
J'avais honte de moi.
La priorité étant à l'époque mon tout petit bébé, j'ai essayé de passer outre. Et puis un jour, janvier 2015 donc, j'ai quand même osé me peser. J'étais à 87kg, les fêtes venaient de passer et je me suis dit "maintenant, plus aucune excuse".
Cette honte qui me poursuivait depuis deux ans, j'ai décidé de la transformer en fierté.
J'ai donc commencé à faire attention à mon alimentation. Moins de grignotages, petits-déjeuners complets (fruits à gogo surtout) et ultra-colorés, histoire de motiver celle qui ne prenait plus le temps pour manger le matin, léger à midi, et très léger le soir. Ça a fonctionné, en mars ma balance m'affichait 7kg de moins.
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| Vis ma vie d'Instagrameuse. Mais avouez qu'un Pika-petit-déj c'est classe ! |
Et puis, j'ai quand même commencé à marcher un peu avec elle. C'était assez reposant, elle avait l'air d'apprécier autant que moi.
Mai 2015, 77kg. 10kg perdus sur 4 mois, de quoi être plutôt fière !
Un événement plutôt traumatisant pour moi a eu lieu, le jour de mon anniversaire (j'ai toujours eu une certaine tendance à attirer la poisse, et ce jour-là, elle a ramené toutes ses copines avec). Un décès, une perte très douloureuse dans la famille. -Pensée émue pour toi Mégan ☆-
Ce n'était plus une question de motivation, d'envie de perdre du poids, mais un besoin d'évacuer.
Je n'arrivais pas à décrire ce que je ressentais suite à cet évènement, j'étais triste, impuissante, vide de toute émotion. Le lendemain de cette date tragique qui était pourtant censée être heureuse pour moi, j'ai enfilé mes baskets, j'ai pris mon chien et je suis sortie de la maison.
Je m'en souviendrai toujours : il pleuvait. Il y avait de la boue partout, dans ce petit bois où j'ai décidé de mener ce combat contre la tristesse qui m'envahissait. Avant de commencer à courir je me suis sentie bête, là sous la pluie, car j'avais horreur du sport, et pourtant c'était la première chose qui m'avait traversé l'esprit. J'ai donc commencé à courir. J'ai tenu 5 minutes, à allure modérée, puis j'ai fait une pause, suffoquant tel un phoque. Ça faisait tellement de bien que j'ai recommencé. J'ai couru 15 minutes ce jour-là, et en rentrant, je me suis mis en tête d'y retourner le lendemain, et de ne plus lâcher. Tant pour évacuer mon mal-être que mes kilos.
Le lendemain j'y suis retournée. Le surlendemain aussi. Et ainsi de suite, j'y suis allée chaque jour, malgré le froid, la pluie, le manque de motivation. Ma chienne paraissait tellement heureuse en courant, tellement plus épanouie, et je l'étais aussi.
Les kilos descendaient eux, de manière assez fulgurante même.
Je suis arrivée à 69kg en juillet. Ce chiffre était pour moi symbolique, car je quittais les 70, et surtout, mon IMC était enfin à 25. Papa, maman, mes gênes vous saluent.
Au fil des mois, j'ai tissé un lien unique avec ma chienne.
Je l'aimais déjà bien avant, bien sûr. Mais depuis ce mois de mai, un nouvel amour s'est installé entre elle et moi. Elle me comprend, elle sent les jours "sans", où j'ai envie d'abandonner, où je suis triste d'avoir repris quelques grammes, et lorsque c'est le cas elle vient me réconforter à sa façon.
Chaque jour elle vient me chercher pour aller courir, toujours à la même heure.
Et les rares jours où je ne peux y aller -il faut vraiment que je sois à l'agonie ou sur le point de partir quelque part, car courir est une de mes priorités-, elle me fait la tête !
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| 'spèce de Dégolass. |
Où j'en suis?
64kg, une pêche d'enfer, affinée de partout (surtout des cuisses, du ventre, des bras et des fesses... puis des seins aussi, enfin, pour ce qu'il en reste... ouais, partout en fait), un physique nettement plus sportif et une endurance à toute épreuve. Le sport est devenu un passe-temps, même une passion. Me dépenser, sentir mes muscles, même si parfois ça fait mal, au final ça fait du bien. Je ne me sens pas complète les rares jours où je ne cours pas, pas "en paix", c'est devenu une activité on ne peut plus normale pour moi, un peu comme le brossage de dents -cinglée-.
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| Ah que coucou. |
Ça fait deux semaines que je fais un exercice (la planche, qui consiste à tenir un certain temps, puis au bout de 28 jours, le plus longtemps possible en dépassant les 3 minutes). Je tiens à présent 2 minutes, ce qui est honnêtement pas mal !
Quant à la course, moi qui atteignais péniblement le kilomètre en mai, j'en parcours à présent 10 sans trop de mal, et sans aucun arrêt (héhé !). D'ailleurs, l'application Nike+ est une de mes meilleures copines -elle est gratuite, aussi, et tout ce qui est gratuit est bien-.
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| Non mais vous avez vu cet air satisfait ? |
J'ai commencé le Top Body Challenge lundi, emmenant avec moi une amie (coucou Cha si tu passes par ici ♡) en plus de la course tous les jours et de la planche, histoire de me muscler un peu plus -même si mes mollets sont déjà en béton- et m'affiner encore un peu. Et je compte aussi me rendre à la piscine une fois par semaine, et même commencer la boxe -même si ce n'est pas du goût de certains qui ont peur pour mon "petit" nez-.
Mes amis, tant filles que garçons, me demandent des conseils pour perdre du poids. Une de mes cousines (coucou ♡) a même, elle aussi, commencé son combat contre les kilos en trop à mes côtés, en venant courir avec moi. On me demande si tel exercice est bien, combien je cours, on me félicite, on m'admire pour mon courage. J'inspire les gens, je les motive, et je crois qu'il n'y a rien de plus grisant.
Mine de rien, les encouragements et commentaires admiratifs de mes proches m'ont pas mal aidée. J'ai du mal à apprivoiser cette nouvelle image de moi, j'ai du mal à me rendre compte du changement.
Alors, entendre des "comme tu as changé/maigri !" ou mieux, rentrer d'une séance de sport intense qui m'a complètement tuée, filer à la douche et tomber sur ce genre de petit mot qui me fait presque monter les larmes aux yeux, ou ce genre de message d'une de mes meilleures amies qui m'attendait après une longue journée, je pense que ça n'a pas de prix. J'ai de la chance d'être entourée comme je le suis, que ce soit par mes amis, ma famille ou mon copain.
Je ne me sens toujours pas "bien" dans mon corps car je suis consciente qu'il reste encore du boulot, mais je m'accepte un tout petit peu plus qu'en début d'année. Je n'ai plus honte d'attendre ma fille à la sortie de la maternelle, parmi les autres mamans. Les regards moqueurs auxquels j'avais parfois droit dans la rue, sont devenus des regards admiratifs -ou de morts de faim, ça varie en fonction du type d'individu qui croise mon chemin-. Et même si pour le deuxième cas c'est un chouïa dégradant, je me sens tout de même flattée (pas trop quand même). Parce que j'ai réussi.
J'ai à présent un IMC totalement dans la moyenne, ce mot "obésité" ne s'affiche plus sur ma Wii-Fit, ce chiffre sur la balance me fait moins peur et me prouve que je suis forte et que je sais faire preuve de volonté.
Je dois néanmoins avouer que les moments des repas sont devenus pour moi de petites épreuves. Car j'ai peur, évidemment. J'ai peur de retomber dans cette spirale de la bouffe (le gras c'est la vie), ne plus savoir m'arrêter, et me retrouver à nouveau dans les 80kg. D'avoir fait tout ça pour rien.
Alors je continue mon régime, je fuis les féculents et le gras autant que possible (sauf le matin, je me permets un peu de pain ou une viennoiserie de temps en temps, quand même ! Le but étant de ne pas mourir d'ennui à table devant mes trucs ultra légers et parfois pas rigolos). Les légumes et les fruits sont mes meilleurs alliés, et à vrai dire, il ne me reste presque plus que ça étant donné que je ne mange pas non plus de viande, poisson, oeufs, produits laitiers -non mais elle est chiante en plus d'être tordue !-. Mais, ça me convient, car ce chiffre ne bouge plus depuis un petit moment, même si j'aimerais encore changer de dizaine. Je ne veux évidemment pas atteindre un IMC trop bas, je voudrais juste quitter la barre des 60. Par contre, manger des fruits H24 je dis no way (dédicace à ceux qui comprendront la référence, vous êtes des bons), alors de temps à autres je m'autorise ce qu'on appelle un "cheat meal" : gras, salé, sucré, ce dont j'ai envie -en quantité modérée tout de même, restons raisonnables-, le temps d'un repas. Et jusqu'ici, ça porte ses fruits (deuxième jeu de mots, au troisième je sors).
Aujourd'hui, je suis fière de celle que je suis devenue. Malgré que je ne sois pas parfaite, malgré que l'idée du bikini me fait encore angoisser horriblement (en fait, il est juste hors de question qu'un de ces trucs s'approche de moi), même s'il y a des jours où je suis totalement désespérée et où j'ai envie de baisser les bras. Ces jours-là, je repense à pourquoi j'ai commencé, et au chemin que j'ai parcouru.
Alors voilà, tout cet article pour vous dire de ne JAMAIS abandonner.
Quoi qu'on puisse vous dire, quoi que vous pensiez, même si ce sont des choses ancrées dans votre cerveau depuis toujours, si vous voulez quelque chose, vous POUVEZ l'obtenir.
Si j'avais écouté ma famille (que j'aime malgré tout :p), je pèserai actuellement toujours 85kg voire +, je serai toujours aussi mal dans ma peau et j'aurai encore droit aux hypocrites "mais non t'es pas grosse, t'as des formes et t'es joliiiie". Bah vas-y, prends 30kg et tu me diras ensuite si tu te sens bien formée et jolie toi aussi ! ;)
Ne pas lâcher, toujours garder votre objectif en vue. C'est ce que j'ai fait et que je continue de faire.
C'est bateau comme phrase, mais c'est pourtant réel.
Sur ce, je m'en vais faire la planche, deux douloureuses minutes m'attendent !
Love.








