lundi 25 juillet 2016

351 kilomètres.


L'actualité étant morbide au possible, et ayant passé un weekend inoubliable avec mon essentielle, j'ai envie de lui dédier cet article, parce qu'on ne dit jamais assez aux gens à quel point on les aime, ni à quel point ils sont merveilleux.

Ma meilleure amie, c'est con mais je l'ai rencontrée par hasard sur Instagram, j'ai commencé à la suivre parce que ses photos colorées m'ont plu tout simplement. Chose assez drôle, je n'ai jamais aimé les Instagram de photos de bouffe, je ne suis aucune blogueuse, ni aucune "fille du web" partageant ses lifestyles, ses repas et ses tenues du jour... elle a été l'exception et je ne sais toujours pas pourquoi. Jamais je n'aurais cru lui parler un jour autrement que par commentaires publics sur ses photos. Et puis pourquoi pas, j'ai fini par l'ajouter sur Facebook, on a accroché immédiatement et en quelques mois, ça a été le coup de coeur. D'abord considérée comme une très bonne copine, puis ça a été les présentations indirectes avec le chéri : "tu sais la fille d'Instagram là, bah elle est vraiment chouette, j'aimerais bien la voir un jour". Et un jour, la consécration, on a décidé de se voir "en vrai", je me souviens de chaque moment, la rencontre un peu timide les premières minutes, puis le début des fous rires, l'accumulation de souvenirs au fil des jours, des semaines, des mois. Pas une journée sans lui écrire, sans lui envoyer un Snap ou n'importe quelle notification sur son téléphone pour lui montrer que je pense à elle.


Si je l'aime autant, c'est à cause de (ou grâce à) tout ceci :

Elle n'a jamais rechigné à faire 4 heures de route avec toutes ses affaires sur le dos pour venir me voir, pendant que d'autres amies vivant à 15 minutes de chez moi m'ont toujours prétexté ne pas avoir le temps ou avoir tout bonnement "oublié" qu'on devait se voir.
Elle a participé à mon anniversaire surprise qui restera gravé à vie comme étant l'un des moments les plus émouvants que j'ai connus. Je suis arrivée dans ma cuisine et elle était là, un énorme gâteau dans les mains avec une bougie allumée dessus, entourée de tous mes autres meilleurs amis parce qu'ils savaient tous que mon anniversaire est un jour douloureux et qu'ils ont voulu le rendre plus joyeux.
Elle ne me juge pas quand je reprends un cookie alors que je viens de m'en enfiler trois, ou au contraire quand je passe tout le weekend sans manger parce que je me trouve énorme.
Elle a toujours les bras grands ouverts quand j'ai besoin d'exploser en larmes et toujours une oreille attentive quand mon sac a besoin d'être vidé.
Elle ne comprend pas toujours mes états d'âme mais c'est la première à vouloir les apaiser.
Elle m'envoie des photos d'elle horribles où elle se ridiculise, mais elle s'en fout tant que ça me fait rire. De toute façon même en prenant le filtre le plus immonde de Snapchat, elle reste la plus belle au monde.
Elle sait quoi me répondre quand mon coeur déborde de chagrin.
Elle comprend mes silences autant que mes mots.
Elle est toujours partante pour faire des photos bizarres ou au contraire trop chouettes pour alimenter nos comptes Instagram.



Elle me rassure quand je me trouve immonde et quand je pense être la pire personne qui puisse exister.
Elle me fait rire comme personne.
Elle a un chéri incroyablement gentil qui est lui aussi un de mes meilleurs amis, qui me fait lui aussi rire avec ses vannes aussi débiles que les miennes et que j'adore charrier à longueur de temps.
Elle est trop mignonne parce qu'elle m'achète tout le temps plein de cadeaux même quand je ne le mérite pas spécialement.
Elle aime critiquer et se moquer de la même personne que moi, on est trop méchantes (LOL).
Elle me manque dès la seconde où je dois lui dire au revoir à la gare et mon coeur se déchire dès que je la vois repartir si loin de moi.
Elle ne me juge pas quand je suis habillée comme une gitane, quand j'ai la flemme de prendre ma douche et que je dis "oh ça attendra demain" (ouais, y'a quoi), quand j'ai la flemme de me rendre présentable ou quand mon épilation des jambes n'est pas parfaite.
Elle éclate de rire à chaque fois que je rote comme un camionneur.
Elle s'inquiète pour moi quand je suis malade ou que je ne fais pas assez attention à moi.
Elle est ma supportrice, elle m'encourage dans tout ce que je fais et me félicite de mes exploits même quand je ne fais rien d'extraordinaire.
Elle n'a pas peur de me dire qu'effectivement, je suis trop moche sur telle photo.
Elle est présente à chaque moment de la journée, chaque jour, parce que je pense tout le temps à elle.
Elle a su remettre de la gaité dans ma vie.
Elle me prouve chaque jour que l'amitié avec un grand A existe, malgré ce que j'ai pu penser jusqu'avant de la connaitre.
Elle me soutient dans tous mes projets.
Elle m'écrit souvent quand je m'apprêtais justement à le faire, et vice-versa. 
Elle a son petit grain de folie malgré son air tout sage (désolée, il fallait que le monde le sache).
Elle n'a pas honte de moi ni de montrer publiquement son attachement envers moi.
Elle accepte mes défauts, elle me supporte quand je râle pour rien, elle encaisse quand je lui fais des pics de jalousie parce que oui, ses copines m'énervent à la voir aussi souvent alors que moi je ne peux être avec elle qu'un weekend tous les 2 ou 3 mois.
Elle est heureuse quand elle voit que je suis bien entourée par mes deux acolytes, lorsqu'elle est loin et que j'ai besoin de soutien.
Elle ne m'en veut pas quand on l'empêche de passer une nuit reposante (mes pauvres ). 
Elle ne prend jamais de travers mon humour parfois maladroit et foireux.
Elle est vraiment trop belle, elle a des yeux magnifiques, un sourire d'ange et un visage trop parfait même si elle ne me croit pas.



Elle pense que je suis quelqu'un de vraiment génial, mais elle ne se rend pas compte que c'est elle qui se reflète en moi.
Elle est triste quand je le suis, et elle est heureuse quand je le suis aussi.
Elle a déjà tellement partagé de moments avec moi, des fous rires incontrôlables, une virée de 25km en kayak, des ballades en pleine nature, des après-midi calées à discuter de tout et de rien, des moments forts en émotions.
Elle me parle ouvertement de choses difficiles parce qu'elle sait que moi non plus je ne la jugerai jamais et que j'essaie d'être une amie aussi formidable qu'elle, même si je ne lui arrive pas à la cheville.
Elle a été là lors de l'une des pires périodes de ma vie, et elle est restée là. 
Elle me laisse s'accrocher à ses ailes quand les miennes n'arrivent plus à me porter.
Elle est Ma Personne, celle que je pourrais appeler au milieu de la nuit pour lui demander de m'aider à cacher un corps et qui ne me poserait aucune question, celle qui pourrait rester auprès de moi quand je pleure, sans rien dire pendant des heures.
Elle est tout simplement la fille la plus gentille, la plus généreuse, la plus joyeuse que je connaisse.



Alors tu vois, c'est pour ça que je pleure autant quand vient l'heure de se séparer, c'est parce que sans toi je me sens seule, il me manque un morceau de coeur que toi seule peux compléter, il n'y a qu'avec toi que les larmes coulent toujours au lendemain de ton départ parce que tu me manques déjà beaucoup trop, il n'y a que vous pour me faire haïr les au revoirs à ce point. ♡ Je t'aime, je n'imagine plus ma vie sans toi. 👭



lundi 30 mai 2016

Masque éclaircissant (pour cheveux) maison ~

Hello ! Ça fait un petit temps que je n'étais pas passée par ici :)

Je reviens aujourd'hui avec mon soin préféré : un masque fait-maison à base de miel, ayant le pouvoir d'éclaircir naturellement les cheveux et favoriser leur pousse. Ce soin a littéralement SAUVÉ ma tignasse il y a deux ans, lorsque je les ai faits rouge vif et que la couleur ne restait flashy que si je passais par la décoloration tous les 3 mois. Je les ai gardés rouges pétant pendant plus de deux ans, en leur faisant constamment subir les colos, décolos, sèche-cheveux, fer à boucler (assez rarement, mais ça m'arrive). J'ai récemment changé de couleur de cheveux, je suis passée au blond, donc décolos, re-colos et shampoings bleus qui assèchent beaucoup. Et... malgré tout, ils sont restés souples, doux et soyeux. Grâce à quoi ? :D

Grâce à ça !

Pour cette mixture miraculeuse vous aurez  simplement besoin de :
- Miel (préférez-le bio, et si possible achetez-le directement chez un apiculteur)
- Après-shampoing sans silicone (ce point est important, car le silicone bouche les racines et si votre produit en contient, le masque aura beaucoup moins d'effet).

Dans un bol, mélangez 1/3 de miel pour 2/3 d'après-shampoing. Laissez reposer le soin 15 minutes puis appliquez-le sur toute la chevelure (non, vos cheveux ne vont pas être tout collés par le miel, pas d'inquiétude). Laissez ensuite le masque poser aussi longtemps qu'il vous plaira (une nuit, une matinée, une heure, c'est un peu vous qui choisissez). Pour ma part je le laisse environ deux heures ou toute une nuit. Pour le rinçage, de l'eau claire suffit; je n'utilise pas toujours de shampoing.

Le résultat : vos cheveux sont ultra doux, brillants, et en utilisant fréquemment ce soin, vous constaterez qu'ils poussent plus vite et ont l'air plus "sains".

Des bizouilles & à bientôt. 


dimanche 3 avril 2016

Gâteau vegan -sans oeufs ni lait- thème Game of Thrones ! :)



Ayant un meilleur ami -vegan- fan de la série Game of Thrones et plus précisément de Daenerys, j'ai pu lui préparer un petit gâteau sur ce thème.

Et comme, sans me vanter, c'était de la pure bombe, je vous partage ça ici :



Ingrédients pour 4 personnes
• 1 yaourt nature au soja (conservez le pot par la suite pour réaliser les autres mesures)
• 2 pots de farine
• 1 pot de sucre
• ½ pot d’huile
• 1 pot de lait végétal (j'ai pris du simple lait de soja)
• 1 sachet de levure
• Facultatif : pépites de chocolat -vegan ou simples selon vos choix-


Étape 1 : Videz le yaourt dans un saladier, puis gardez le pot pour mesurer la farine, le sucre, l’huile et le lait. Ajoutez les pépites de chocolat et la levure puis mélangez bien le tout.

Étape 2 : Versez la préparation dans un moule beurré et fariné. Enfournez pour 30 à 35 min. Vérifiez la cuisson en plantant la pointe d’un couteau dans le gâteau : si elle ressort propre, le gâteau est cuit. Si non, prolongez la cuisson de 5 minutes. Démoulez délicatement le gâteau et laissez-le refroidir sur une grille.

Au vu du thème, je l'ai fait cuire dans un plat Pyrex ovale (en forme d'oeuf de dragon t'as vu).
Pour la déco, je me suis amusée avec de la pâte à sucre Vahiné (trouvée chez Auchan) que j'ai étalée, et j'ai fait les écailles avec la pointe d'un couteau l'une après l'autre -j'ai mis en tout 40 minutes-.

* vous pouvez évidemment le faire en version "normale" donc avec un yaourt au lait de vache et du lait de vache.

Et pour peaufiner un peu, j'y ai déposé le collier de la demoiselle.

Verdict : une réussite gustative, pas trop mal visuellement (ce n'était que mon troisième !), et il était tout fou. ♡


J'en profite pour vous montrer mon tout premier gâteau datant de l'année passée, pour un chéri fan de Zelda !
Recouvert de massepain, avec la même base de gâteau.

Toujours la même base de gâteau, datant de cette année.
Le rouge était du glaçage avec du colorant, et le blanc de la pâte à sucre (la bande noire était un simple papier que j'ai honteusement posé dessus, n'ayant aucun moyen de me procurer du colorant noir ni rien qui s'en rapproche).



lundi 8 février 2016

Test & Avis : Until Dawn [garanti sans spoil]



"Until Dawn est un jeu d'horreur se déroulant dans une maison isolée au beau milieu de la montagne. Huit amis partis en vacances ensemble se retrouvent aux prises avec un tueur masqué bien décidé à en découdre de la façon la plus gore possible. Les choix du joueur influenceront l'issue de l'histoire."

Parmi les jeux qui m'ont le plus marquée et le plus passionnée, figure l'excellentissime Heavy Rain (sur PS3). Mon entourage le sait, et un beau jour on m'a dit "tu connais Until Dawn? C'est dans le style de Heavy Rain, t'aimeras bien !" hum, Until quoi? Non, jamais entendu parler, j'y jetterai un oeil... Quelques mois plus tard, après avoir terminé The Last of Us, Fallout 4 et d'autres petites perles, l'homme s'est -enfin, gnihéhéhé- décidé à l'acquérir. 

Afin de ne rien spoiler je n'entrerai évidemment pas dans les détails, seuls les points importants qui méritent d'être soulignés... et il y en a énormément ! Ce jeu est un bijou visuel, émotionnel, auditif, tout ce que vous voudrez; JE-SUIS-FAN (un peu comme Obispo t'as vu).

Parlons en premier lieu des graphismes... qui sont... euh.

Comment dire.
Les personnages sont de vrais acteurs, on y retrouve ainsi Rami Malek (Mr Robot ), Peter Stormare et Hayden Panettiere entre autres, tous motion capturés pour les besoins du jeu vidéo. Lors de certaines scènes, on a presque du mal à se rendre compte qu'il ne s'agit QUE d'un jeu et non d'un film, tellement ces personnages sont détaillés, expressifs et réels. Les voix sont elles aussi, celles des acteurs (troublant encore une fois car je suis en ce moment-même sur Mr Robot justement, alors passer du petit Elliot au petit Josh n'est pas toujours évident pour mon pauvre cerveau).

 
Les décors tant en intérieur qu'en extérieur sont tout aussi superbes même si un cran en-dessous des personnages (en même temps, vu le niveau des persos, ça se comprend aisément), quant à la caméra, je crois que c'est le premier jeu où je n'ai absolument pas à m'en soucier tellement elle est fluide et intuitive, ça bouge tout seul et de façon plus que brillante; on se croirait vraiment en plein dans un film d'horreur bien trash et angoissant, rien qu'à la façon dont c'est filmé.


La bande-son est parfaite, de bons moments de flippe totale, quelques sursauts plutôt pas mal (heureusement que je ne me filme pas en jouant, ma crédibilité en prendrait un sacré coup entre mes sursauts de fillette apeurée et les scènes où je me cache les yeux...), grâce à des bruitages efficaces et des musiques qui font monter le stress d'un cran. Lors de certaines courses-poursuite on doit très rapidement agir en appuyant sur tel ou tel bouton, pas le temps de réfléchir (et t'as plutôt intérêt à connaitre ta manette par coeur), la moindre erreur influera le cours de ta partie et tu ne pourras pas revenir en arrière. Ah, y'a pas de point de sauvegarde ni aucun moyen de recommencer une scène.

En parlant de flippe, je suis pour ma part bien plus angoissée devant ce jeu que devant n'importe quel bon vieux slasher, et qu'est-ce que j'en regarde pourtant ! Dans Until Dawn nous ne sommes pas un simple spectateur, tous nos choix influent sur le déroulement de l'histoire, même les plus insignifiants; c'est l'effet papillon dans le jeu. On a donc l'impression d'être réellement face à un fou furieux qui veut nous zigouiller nous et nos copains, pour être honnête il y a même certaines scènes que j'ai dû mettre sur pause le temps de reprendre mes esprits car j'avais du mal, ça me prenait tellement aux tripes que j'avais l'impression que j'allais tomber dans les pommes (je suis sérieuse, même si dit comme ça c'est risible). Une fois l'histoire terminée une première fois, on peut refaire le chapitre que l'on souhaite afin de changer nos choix, de sauver ou laisser mourir tel personnage, trouver des indices qu'on aurait zappés et débloquer des trophées qu'on n'a pas pu avoir la première fois -trophées qui soit dit en passant sont assez hardcore à débloquer et se font même désirer-.

Je suis toujours aussi meurtrie par cette scène, au passage. (noms floutés, j'suis gentille !)

Une très belle découverte, un gameplay avec très peu de défauts, des graphismes à couper le souffle, des personnages tous charismatiques envers lesquels on n'est pas indifférent (soit on l'aime, soit on le/la déteste), j'ai aimé les références à Saw et à Scream, j'y ai même retrouvé un petit peu de The Strangers et de Cabin in the Woods, j'ai aimé l'histoire globale, le côté sinistre et angoissant, personnellement c'est un réel coup de cœur que j'ai eu pour ce jeu (même si à l'heure actuelle je ne l'ai pas encore terminé) et je n'ai par avance pas vraiment envie de le finir, car après ce sera... Fini.

Et que je me retrouverai comme lui.

dimanche 10 janvier 2016

Top Body Challenge, ça marche ou pas ?



Hello ~ Je tenais à vous parler du Top Body Challenge, programme d'entrainement à domicile proposé par la coach sportive Sonia Tlev. Pour la faire court, il s'agit d'un ebook au format PDF, destiné à se tonifier/s'affiner/se muscler/perdre du poids (oui, tout ça !) grâce à plusieurs techniques de musculation à faire 3 fois par semaine, complétées par une séance cardio d'une heure les autres jours. Ça ne m'a pas l'air clair dit comme ça, alors je vous fais le planning-type de ma semaine :

Lundi : TBC → Abdos & Cuisses
Mardi : Cardio → Course alternée de marche, 5 heures (merci le boulot !)
Mercredi : TBC → Bras & Fessiers
Jeudi : Cardio → Course à pied (en fait, je pratique le canicross, courir avec son chien) ou vélo
Vendredi : TBC → Total Corps
Samedi : Cardio → Canicross ou vélo (normalement, il me semble que c'est repos, mais j'suis une malade t'as cru quoi)
Dimanche : Cardio → Canicross ou vélo (idem que pour le samedi)
(prochainement, je compte surmonter mon angoisse/dégoût/rejet total -oui on a compris- de la piscine et ajouter ce sport à mes possibilités de cardio, affaire à suivre !) 

Ce programme dure 12 semaines et certains avant/après sont tout simplement incroyables.
Au niveau du matériel nécessaire, il suffit d'un tapis de yoga, une corde à sauter et des haltères de 2kg (personnellement, je m'en suis tirée pour moins de 7€ pour le tout, oui oui ! ;) il m'a suffi de chercher ailleurs qu'à Decathl*n où je pense que j'en aurais facilement eu pour 30 balles).
Bref, me voilà équipée pour trois fois rien, les photos des évolutions/transformations que j'ai sous les yeux me vendent du rêve, je pense que j'ai fait le plein de "citations inspirantes" -LOL- pour me motiver, alors je me lance après quelques semaines d'hésitation et de recherche de copine d'infortune (car je préférais commencer ce programme avec une amie, c'est quand même plus sympa; et elle s'est présentée à moi un soir au détour d'une conversation sur ô combien nous haïssons nos corps → coucou Cha ! ).

9 novembre.
Me voilà donc devant le PDF. Les premières pages expliquent la composition du programme, les règles à suivre, des avertissements (ne pas en faire trop, ne pas se comparer à une autre car chaque corps réagit différemment, ne pas se surmener, bien manger, les étirements etc), après avoir zappé tout le blabla une rapide lecture me voilà devant la page Semaine 1. Ça n'a pas l'air difficile, le circuit dure une demi-heure seulement, allez let's go.



Tu as déjà vu une gonzesse limite en pleurs au deuxième exo, ayant sous-estimé la violence du programme et se demandant mentalement si elle n'est pas tout bonnement maso de s'infliger ça?

Car n'ayons pas peur des mots : ce truc c'est de la torture.
Je partais pourtant de l'idée que mes muscles étaient habitués à l'effort, car je pratique quasi-quotidiennement le canicross depuis mai 2015 et que j'ai pas mal d’endurance, mais en fait, après cette première séance je me suis sentie tellement ramollo, courbaturée, découragée en sachant que le surlendemain j'attaquais la deuxième séance, que j'avais juste envie de pleurer.
J'ai fait ma première semaine, difficilement. Et merci Sonia, tu dois vraiment nous détester. Je pense que je ne m'étais jamais sentie aussi grosse, peu grâcieuse et empotée que lors de ces exercices.

#WithoutMakeUp #LetsGoTBC

La semaine 2 a été je pense, la plus horrible que j'ai subie. T'as déjà tenté de faire des abdos en ayant les pieds relevés sur une chaise, et devoir les toucher 60 fois de suite? Non? Essaie. Ne me remercie pas.

Les semaines se sont écoulées, j'en étais rendue à la semaine 5. Aucune séance n'avait sauté, je m'y suis tenue chaque jour, muscu, cardio, quelques jours j'en faisais même trop, allant jusqu'à faire des mini malaises pendant mes séances cardio parfois trop poussées, mais je voulais des résultats et avais peur de ne pas en faire assez pour en avoir, même des tout petits.
Au tout début du PDF, on nous conseille de prendre des photos chaque semaine, ou toutes les deux semaines. Chose que je n'ai pas faite -parce que je n'aime pas faire comme tout le monde, hihi-. De un, je n'ai aucun miroir chez moi mis à part un petit carré à la salle de bains, car jusqu'ici je n'en avais aucune utilité (je suis tout sauf narcissique, c'est un fait, je déteste mon reflet dans le miroir). De deux, j'avais peur de n'avoir aucun résultat, et d'être déçue, frustrée, découragée, enfin tout ça, tu vois. Et puis de trois, je ne compte aucunement "montrer" mon changement sur les réseaux sociaux ; je l'ai fait suite aux 25kg perdus, mais ce sera la seule et unique fois où l'on aura vu ma graisse étalée ainsi (je suis tellement délicate quand je parle de moi), et cette photo n'est d'ailleurs plus en ligne sur aucun de mes réseaux. Parallèlement, depuis que j'ai commencé à courir en mai, je prenais quand même des photos (mais genre, cadrées sans visage, sur le ventre et les cuisses principalement histoire de bien me dégoûter, héhé) tous les débuts de mois pour avoir des repères et pouvoir me faire des avant/après persos. J'ai donc pioché dans celles de novembre, car ça tombait au même moment que quand j'ai commencé TBC, et j'en ai pris une exprès à la semaine 5 histoire de comparer. Et wow, en effet, y'a du changement. Ventre carrément plus plat, cuisses plus fines, j'ai même HO MON DIEU, un tout petit écart entre les cuisses -que je n'ai jamais eu de toute ma vie-. Par contre au niveau poids, je n'ai rien perdu sur ces 5 semaines. Je suis toujours, au gramme près, au même poids de départ. C'est une blague madame Tlev, hein? Moi qui avais jusque là pour habitude de perdre chaque semaine, chaque mois, même un minimum, elle veut me tuer de dégoût c'est pas possible. Je me suis rassurée en me disant qu'au vu des résultats physiques c'était normal, le muscle pèse plus que la graisse, ça va redescendre au fur et à mesure des semaines.
Mais en fait, non.
J'en suis à la fin de ma semaine 9, j'attaque la semaine 10 demain, et je suis encore et toujours au même poids. Je n'ai pas pris, mais je n'ai pas perdu. Lorsque je perds, je finis inlassablement par reprendre ce que j'avais perdu, quelques jours plus tard. C'est frustrant car je ne sais pas si je dois continuer, abandonner, réduire encore plus mes quantités de nourriture qui sont déjà presque inexistantes certains jours.
Cependant, je n'ai pas commencé TBC en espérant perdre du poids, mais je voulais perdre en centimètres. Je me suis donc mesurée de partout au tout début, et en effet, j'ai perdu "en volume".
Jusque là, ce programme fait donc ses preuves et je n'ai rien à redire là-dessus.
Je tiens à préciser que TBC est accompagné d'un programme nutrition, que je n'ai pas suivi, que je n'ai même pas lu, pour la simple et bonne raison que je m'en sortais très bien avec "mon" programme-maison qui certes n'est pas le meilleur, mais qui me donnait des résultats, et c'est ce que je recherchais.

Au niveau musculaire, je sens effectivement un petit changement. J'ai les cuisses plus musclées et j'ai moins de mal à faire certains exos que lors des deux/trois premières semaines. En fait, après les 3 premières semaines, pour moi ça a été un jeu d'enfant, j'enchainais les séances sans aucun mal (mis à part pour les pompes que je ne sais pas faire car j'ai des bras en mousse) et il y a eu des jours où je faisais deux séances à la suite, ou la séance du jour + quelques exos de la précédente, afin de réellement sentir que mon corps avait travaillé.
Ce qui me chiffonne quelque peu, ce sont ces exercices répétitifs semaine après semaine.
Je me lasse de TBC, à force. Pourtant, je fais preuve de patience et je laisse sa chance à ce programme, même si je repousse au maximum mes séances, je les fais toujours même sans aucune conviction.
Ce sont toujours les mêmes, et sans me vanter, j'ai trop de facilité et ai par conséquent l'impression de soit mal les faire, soit qu'ils ne sont pas faits pour ma morphologie. Je pense qu'ils donnent plus de résultats sur un corps qui n'est pas habitué au sport et lorsqu'il y a en parallèle un rééquilibrage alimentaire, car le mien est malmené depuis 8 mois au niveau nourriture et sport et je pense qu'il commence à en avoir marre, et donc, je stagne à tous les niveaux.

Cependant, je n'abandonnerai pas. Il me reste 3 toutes petites semaines pour finir le programme, et même si je n'ai plus aucun résultat physique, ni même 100 pauvres grammes en moins sur la balance, je me suis mis en tête de le commencer et de m'y tenir jusqu'au bout.

Oui, j'aime bien vous taper des images random sans prévenir.
 
[3 semaines plus tard]
Ayant fini le programme, mon avis est un peu mitigé ; et cela n'engage que moi évidemment, je suis consciente que j'aurais "dû" suivre le programme nutrition en parallèle en l'adaptant à mon alimentation végétalienne, je suis consciente que je n'ai pas forcément bien fait chaque exo aussi. Oui, il y a des résultats, mais... ils sont vraiment minuscules chez moi, et je ne suis absolument pas persuadée que ça soit dû au programme mais plutôt à mon alimentation.
Et c'est frustrant, c'est décevant quand on se base sur les photos d'autres filles.
Ne pas se comparer aux autres, certes, mais comment veux-tu, on le fait quand même.
Je pense qu'en résumé, TBC marche, mais pas sur tout le monde. On n'a pas toutes les mêmes organismes, les mêmes morphologies, nos corps ne réagissent pas de la même façon face à l'effort. Manque de bol, sur moi ça n'a fonctionné que très moyennement, néanmoins, je sens tout de même un changement au niveau de mes muscles moins mous à présent.

Si toi aussi tu l'as essayé, ou que tu es en plein dedans, que tu as plus ou moins  de chance que moi, n'hésite pas à laisser ton avis ça fait toujours plaisir :)

Pardon, c'était plus fort que moi. Bisous !

dimanche 6 décembre 2015

Le jour où j'ai changé la vie d'un parfait inconnu.

Il arrive dans nos vies, un jour où l'on croise le chemin de quelqu'un, quelqu'un qu'on ne connait absolument pas, quelqu'un avec qui on n'aurait probablement jamais été amis et qu'on n'aurait même probablement jamais croisé en temps normal. Une personne qui, en quelques instants passe du statut de parfait inconnu à celui de leçon qui bouleverse ton quotidien et qui laissera sa trace dans ta vie à jamais.


C'était le 24 août, un lundi. Il est 18h, mon copain me lance un "dis, je viens de lire un truc sur le groupe FB de mon village natal, y'a un mec qui s'est retrouvé SDF et qui vit dans les bois... on y va ?" (pour info, ce village est à moins de dix minutes du nôtre). Je vous ai déjà dit que chez moi on a une légère tendance à prendre des décisions un peu carrément impromptues? Non? Très bien, maintenant oui.
Ma première réaction : "euh ça va pas? on fait quoi de la petite?!" (notre fille, trois ans).
"Bah, on la prend avec, on risque rien. On va le voir et on va manger avec lui ce soir !"
Okay c'est parti, je réfléchis pas vraiment, avant de partir je regarde dans mes armoires, j'embarque un paquet de biscuits et une bouteille de jus (ne sachant pas si ce monsieur est réellement sur place, ni ce dont il a besoin), et en voiture tous les trois. On arrive sur place, on rentre à peine dans le petit bois, et après quelques petites minutes on voit sa tente.
J'ai du mal à avancer jusqu'à cet abri de fortune, caché par des branchages (il nous expliquera par la suite qu'il l'a camouflé à cause des promeneurs). J'ai les jambes en coton, je tiens ma fille dans les bras et j'ai l'impression que plus j'avance, plus le sol se dérobe sous mes pieds.

On "toque" sur la toile de la tente, on demande s'il y a quelqu'un. Après quelques secondes de silence, des regards hésitants entre mon copain et moi, on entend "oui j'arrive" à l'intérieur... Et il sort.

Un monsieur de 38 ans, très mince, très affaibli, très peu présentable au premier abord.
Il a l'air surpris de nous voir là, il se montre méfiant les 20 premières secondes, nous prenant pour des rôdeurs cherchant les ennuis (il n'avait pas encore vu notre choupinette qui s'était cachée derrière mes jambes). Mon copain lui explique brièvement pourquoi on est là, on se présente à peine, je n'arrive pas à prononcer le moindre mot. J'ai une brique dans l'estomac à ce moment-là, les larmes ne demandent qu'à couler mais j'essaie de les refouler par respect pour lui (et puis, pleurer devant quelqu'un que je connais depuis moins d'une minute, un peu de tenue voyons).
On lui propose d'aller manger, il nous répond "mais euh, j'ai pas les moyens..", j'ai de plus en plus de mal à me contenir, je vois que mon copain a du mal aussi lorsqu'il lui dit la voix nouée "non mais on te le paie, allez viens". On retourne à la voiture et là j'explose.
A ce moment, je me demande pourquoi, comment. J'ai le coeur en morceaux, et ce n'était que le début.

On s'installe à un fast-food local, on commande nos repas. Il ne prend qu'un tout petit truc, nous remercie au moins dix fois, nous dit qu'on est les seuls à être venus le voir. Larmichettes, le retour. Refoule, refoule !
On n'ose pas lui poser de questions.
Il se dévoile un petit peu, nous explique comment il s'est retrouvé à la rue, sous une tente car n'ayant pas droit aux allocations de chômage ni à aucun autre revenu.
Cela fait 3 semaines qu'il vit là, ses nuits sont quasi blanches à cause des gibiers et des orages qui le réveillent et l'empêchent de se rendormir. Il n'avait pas mangé de truc convenable depuis plus d'une semaine. Étant installé dans un bois, il a eu droit à la police chaque jour, qui venait vérifier ce qu'il faisait là, s'il ne faisait pas de feu (c'est évidemment interdit, donc ce pauvre homme devait manger le peu de conserves qu'il avait, froides). Il n'a plus de famille, pas d'amis qui lui tendraient la main.
Il est seul et ne sait pas comment s'en sortir, mais il en a envie, il veut trouver un travail et retrouver un logement. Seulement, le peu de patrons l'ayant accepté en entrevue l'ont prévenu: pas de domicile fixe = pas de travail. Et pas de travail = pas de revenu pour pouvoir payer un loyer. Tu le vois le cercle sans fin?
Le repas se termine, on en a gros sur la patate, on est obligés de le ramener à sa tente.
On discute un moment avec lui, notre fille l'aime bien elle n'arrête pas de l'embêter pour qu'il joue avec elle. Il se fait tard, on lui promet de revenir le lendemain matin avec du café bien chaud et de quoi prendre un bon petit-déjeuner. On lui dit au revoir et on retourne à la voiture, le laissant là.


La "maison" de Guy.
Comment vous expliquer à quel point mon coeur s'est serré à ce moment précis?
C'est comme si je ne pouvais plus respirer. Comme si on venait de m'arracher les tripes.
Pourquoi le monde est si cruel, pourquoi suis-je obligée de laisser un homme, complètement seul, dans le froid sous sa tente pour un nombre indéterminé de nuits et de jours alors que moi je vais retrouver mon lit et tout mon petit confort? Sur le chemin du retour j'avais envie de vomir, de pleurer, de hurler, de retourner près de lui et lui dire plein de choses que je n'ai pas su lui dire. Car même un simple "ça va aller", j'ai pas eu le coeur de lui sortir. On ne peut pas dire "ça va aller" dans ces situations-là, ce serait mentir car on n'en sait rien. Et pourtant j'aurais voulu lui dire, comme une promesse que je lui aurais faite.
Suite à cette rencontre aussi brisante qu'inattendue, j'ai lancé un appel sur mon FB. Un simple message pour dire à quel point j'avais mal, expliquant brièvement la situation, et qu'il fallait l'aider. Je ne pensais pas à ce moment-là que ce simple statut allait créer une telle vague de générosité et d'humanisme. C'est simple, je pense que je n'ai jamais eu autant de "J'aime" et de commentaires sur un simple statut.
Un mois là-dedans...
Cette nuit-là j'ai très mal dormi. Je n'ai fait que cauchemarder, des rêves horribles où il disparaissait tout bonnement, d'autres où il se faisait tuer par des malades en pleine nuit, d'autres où il refusait notre aide et nous disait qu'il préférait mourir là plutôt que nous accepter dans sa vie. Bref, je suis pas tranquille, pourtant j'ai pas vraiment tendance à être une grosse stressée (non non).

Le lendemain comme promis, on est retournés le voir avec de quoi manger pour la matinée et pour les 2-3 jours suivants. Deux autres personnes sont allées à sa tente juste après qu'on soit partis la veille au soir (dont un qui est par la suite devenu un de mes meilleurs amis, ah le destin), et quelques-unes sont venues au courant de la journée lui amener à manger, à boire, des vêtements, couvertures et autres. On a encore dû le laisser à la fin de la journée, néanmoins le coeur un peu moins lourd (même si ça n'a de nouveau pas été de gaîté de coeur), car on avait déjà quelques pistes à explorer pour lui trouver un logement provisoire.
Les deux jours qui ont suivi n'ont été qu'épuisement et montagnes russes émotionnelles pour moi.
J'ai contacté en tout, une cinquantaine de personnes sur ces deux jours. J'ai consacré mes journées entièrement à lui, entre appels, messages FB et sms, allers-retours jusqu'à sa tente. Je ne prenais même plus le temps pour manger, prendre une douche, absolument aucune minute pour moi seule: c'était devenu mon seul but, une course contre la montre, un peu. J'ai finalement fini par entrer en contact avec "les bonnes personnes", celles qui m'ont aidée à débloquer la situation.

Le jeudi matin, j'ai ENFIN obtenu un logement pour Guy. J'ai reçu la clé de la maison du curé de mon village, inoccupée et totalement vide: aucune vaisselle, pas de télé ni de frigo, pas même un lit. Juste un fauteuil au milieu du salon. Mais au moins, c'était une maison, et pas une tente.
Avec une "copine" (une fille absolument adorable que je ne connaissais pas, que j'ai contactée la veille via FB et qui est venue avec moi chercher la clé le jeudi matin), on est allées à sa tente sans prévenir vers 10 heures. Arrivées là-bas on lui dit bonjour, on se parle vite fait, et je lui sors un "t'es prêt?" plein d'enthousiasme.
"Prêt pour quoi?"
"On t'a trouvé une maison, on est venues te chercher là, allez viens on lève le camp !"

Ni une ni deux, le voilà en train de retirer toutes les branches qui protégeaient sa tente (aidé par moi), on la replie, on débarrasse toutes ses affaires jusqu'au coffre de la voiture, aidés par ma puce de trois ans, et nous voilà partis -entre-temps rejointes par un autre garçon (avec qui j'ai aussi gardé contact encore à ce jour) suite à mon message sur FB prévenant qu'on allait le chercher, venu nous prêter main forte pour tout déménager-. Dans la tente, il y avait de quoi manger pour au moins dix jours, tellement les gens des alentours avaient été touchés par mon message. C'était tout simplement à peine croyable.



Arrivés devant sa maison provisoire, c'est pleine d'émotion que je lui ai tendu sa clé et l'ai laissé ouvrir la porte. Il était si heureux, il n'en revenait pas. Il n'avait même pas les mots.
En moins de quatre jours, on l'avait relogé, aidé à se nourrir correctement, on a été plusieurs à se souder autour de lui, comme la famille qu'il n'avait pas.


Par la suite, il y a eu d'autres événements, tout aussi décevants qu'inattendus (il n'a rien fait de mal, c'est tout ce que je dévoilerai ici), mais après deux semaines d'émotions encore très intenses, on lui a trouvé un logement "à long terme".
Je vais parfois encore lui rendre visite, pas aussi souvent que je le voudrais, mais j'aime beaucoup le revoir de temps en temps. La dernière fois que je l'ai vu (il y a un peu plus d'un mois), il avait un entretien pour un job, il allait physiquement et moralement très bien, il commençait tout doucement à sortir la tête de l'eau au niveau administratif et émotionnel. QUE-DU-BONHEUR.

En résumé? Beaucoup de larmes, beaucoup d'émotions fortes.
Une énorme claque, une leçon que je garderai à vie.
Personne n'est à l'abri de se retrouver à sa place, et j'aimerais pouvoir en aider d'autres de la même façon que je l'ai aidé. J'ai vu en Guy, comme un tonton trop cool, presque un grand frère qui n'a usé que de malchance dans la vie et qui s'est un jour retrouvé SDF pendant un mois. Ça aurait pu arriver à un de mes amis, à quelqu'un de ma famille.

Je connais des gens qui ont le jugement facile. Qui n'auraient même pas songé une seconde à aller voir Guy, à tenter de l'aider. "Il l'a bien cherché, si on est droit dans ses bottes on ne se retrouve pas seul et à la rue"... Détrompez-vous les gars. D'autres qui se contentaient de m'écrire (et me faire perdre du temps par la même occasion) derrière leur pc, les fesses au chaud "ho mais le pauvre, holala faudrait que les aides sociales se bougent hein, pfff". Euh t'es gentille mais ce genre de commentaire inutile ne fait pas avancer les choses. Parler, écrire, c'est cool. Mais agir, c'est quand même mieux. Sans parler des curieux qui voulaient uniquement connaitre les circonstances de la situation et qui n'ont pas bougé un doigt de pied pour lui. Des gens qui lorsqu'ils passent devant une personne SDF, ne lui accordent pas un seul regard, pas un sourire. Ça vous coûte quoi, en fait?
 
Si c'était à refaire, je n'hésiterai pas une seule seconde, encore moins que cette soirée où on a fait sa connaissance. Tout le monde a droit à une seconde chance, et je suis aussi émue que fière lorsque je parle de lui. C'est "mon" Guy, celui qui a bouleversé ma vie bien plus que je n'ai bouleversé la sienne.


mercredi 11 novembre 2015

Les régimes, le sport et moi.

Je pense que parmi les choses qui me caractérisent le plus, celles en tête de liste sont ma force mentale et ma détermination. Quand je veux réellement quelque chose, je m'en donne les moyens et je lâche pas -bon, j'ai aussi tendance à m'en foutre de la plupart des situations, mais si je décide quelque chose, rien ne me fera changer d'avis-.
Ceux qui me connaissent (que ce soit "en vrai" ou sur FB ou Instagram) l'ont compris, en ce début d'année 2015 j'ai décidé de changer d'image.

Exit les piercings : ce fut plutôt bizarre de m'en séparer après 7 ans, mais au final, je pense que ça a été l'élément déclencheur. Rien qu'avec deux bouts de ferraille en moins, j'avais déjà changé et ça me faisait une sensation assez bizarre mais plutôt sympa. J'avais le pouvoir de changer si je le voulais (ne me prenez pas pour une cinglée, même si c'est probablement déjà fait).
Le simple fait de les retirer a adouci mon visage, m'a donné un air moins "dur".


Me voilà donc sans piercings visibles, cette passe d'ado rebelle est maintenant derrière moi malgré ma conviction profonde quant au fait que jamais ils ne me quitteraient et que je serai une Mamy Métal -admirez le jeu de mots, auto-congratulations là- à 85 ans avec mes piercings.
Oui, mais... J'avais pas envie de m'arrêter en si bon chemin.

J'ai toujours eu un embonpoint. "C'est de famille", m'ont toujours dit affectueusement mes parents, mes cousines, oncles et tantes, "mais tu es quand même jolie ! Et puis, vu ta morphologie, tu ne saurais pas maigrir car c'est dans les gênes." Bien sûr. Tu vas voir ce que je leur dis, aux gênes.

Après ma grossesse où j'ai quand même pris plus de 30kg, ça a été le coup de grâce. Ma balance affichait un peu plus de 90kg, je n'ai jamais été aussi mal avec mon image. Pour info, je mesure 1m66, mon imc frôlait allègrement 35 (la "normalité" se situant entre 19 et 25).
J'avais honte de moi.
La priorité étant à l'époque mon tout petit bébé, j'ai essayé de passer outre. Et puis un jour, janvier 2015 donc, j'ai quand même osé me peser. J'étais à 87kg, les fêtes venaient de passer et je me suis dit "maintenant, plus aucune excuse".
Cette honte qui me poursuivait depuis deux ans, j'ai décidé de la transformer en fierté.
J'ai donc commencé à faire attention à mon alimentation. Moins de grignotages, petits-déjeuners complets (fruits à gogo surtout) et ultra-colorés, histoire de motiver celle qui ne prenait plus le temps pour manger le matin, léger à midi, et très léger le soir. Ça a fonctionné, en mars ma balance m'affichait 7kg de moins.

Vis ma vie d'Instagrameuse. Mais avouez qu'un Pika-petit-déj c'est classe !

Puis -ce passage va vous sembler bizarre, mais ne partez pas-, lors d'une consultation de routine chez le vétérinaire pour ma chienne, il m'a dit "houlà, elle est un peu grasse... Faites attention, ça risque de lui causer du tort sur le long terme". Attendez, mon gros bébé en surpoids, qui risquait d'avoir mal aux pattes, aux lombaires et autres, tout ça parce que je ne la faisais pas assez se dépenser ? Et par conséquent, ça voulait dire que moi non plus je ne me dépensais pas assez... Et la mettre au régime, je ne pouvais pas car sa ration était normale pour son gabarit. J'ai culpabilisé. Le sport, ça n'a jamais été fait pour moi. Sérieusement, rien que voir quelqu'un faire son jogging me fatiguait. Et pourtant, il allait falloir que je commence au moins à faire de longues ballades avec elle... Misère.
Et puis, j'ai quand même commencé à marcher un peu avec elle. C'était assez reposant, elle avait l'air d'apprécier autant que moi.

Mai 2015, 77kg. 10kg perdus sur 4 mois, de quoi être plutôt fière !
Un événement plutôt traumatisant pour moi a eu lieu, le jour de mon anniversaire (j'ai toujours eu une certaine tendance à attirer la poisse, et ce jour-là, elle a ramené toutes ses copines avec). Un décès, une perte très douloureuse dans la famille. -Pensée émue pour toi Mégan ☆-
Ce n'était plus une question de motivation, d'envie de perdre du poids, mais un besoin d'évacuer.
Je n'arrivais pas à décrire ce que je ressentais suite à cet évènement, j'étais triste, impuissante, vide de toute émotion. Le lendemain de cette date tragique qui était pourtant censée être heureuse pour moi, j'ai enfilé mes baskets, j'ai pris mon chien et je suis sortie de la maison.

Je m'en souviendrai toujours : il pleuvait. Il y avait de la boue partout, dans ce petit bois où j'ai décidé de mener ce combat contre la tristesse qui m'envahissait. Avant de commencer à courir je me suis sentie bête, là sous la pluie, car j'avais horreur du sport, et pourtant c'était la première chose qui m'avait traversé l'esprit. J'ai donc commencé à courir. J'ai tenu 5 minutes, à allure modérée, puis j'ai fait une pause, suffoquant tel un phoque. Ça faisait tellement de bien que j'ai recommencé. J'ai couru 15 minutes ce jour-là, et en rentrant, je me suis mis en tête d'y retourner le lendemain, et de ne plus lâcher. Tant pour évacuer mon mal-être que mes kilos.

Le lendemain j'y suis retournée. Le surlendemain aussi. Et ainsi de suite, j'y suis allée chaque jour, malgré le froid, la pluie, le manque de motivation. Ma chienne paraissait tellement heureuse en courant, tellement plus épanouie, et je l'étais aussi.
Les kilos descendaient eux, de manière assez fulgurante même.
Je suis arrivée à 69kg en juillet. Ce chiffre était pour moi symbolique, car je quittais les 70, et surtout, mon IMC était enfin à 25. Papa, maman, mes gênes vous saluent.


Au fil des mois, j'ai tissé un lien unique avec ma chienne.
Je l'aimais déjà bien avant, bien sûr. Mais depuis ce mois de mai, un nouvel amour s'est installé entre elle et moi. Elle me comprend, elle sent les jours "sans", où j'ai envie d'abandonner, où je suis triste d'avoir repris quelques grammes, et lorsque c'est le cas elle vient me réconforter à sa façon.
Chaque jour elle vient me chercher pour aller courir, toujours à la même heure.
Et les rares jours où je ne peux y aller -il faut vraiment que je sois à l'agonie ou sur le point de partir quelque part, car courir est une de mes priorités-, elle me fait la tête !

'spèce de Dégolass.
                                                                

Aujourd'hui, nous sommes le 11 novembre.
Où j'en suis?
64kg, une pêche d'enfer, affinée de partout (surtout des cuisses, du ventre, des bras et des fesses... puis des seins aussi, enfin, pour ce qu'il en reste... ouais, partout en fait), un physique nettement plus sportif et une endurance à toute épreuve. Le sport est devenu un passe-temps, même une passion. Me dépenser, sentir mes muscles, même si parfois ça fait mal, au final ça fait du bien. Je ne me sens pas complète les rares jours où je ne cours pas, pas "en paix", c'est devenu une activité on ne peut plus normale pour moi, un peu comme le brossage de dents -cinglée-.

Ah que coucou.


Ça fait deux semaines que je fais un exercice (la planche, qui consiste à tenir un certain temps, puis au bout de 28 jours, le plus longtemps possible en dépassant les 3 minutes). Je tiens à présent 2 minutes, ce qui est honnêtement pas mal !
Quant à la course, moi qui atteignais péniblement le kilomètre en mai, j'en parcours à présent 10 sans trop de mal, et sans aucun arrêt (héhé !). D'ailleurs, l'application Nike+ est une de mes meilleures copines -elle est gratuite, aussi, et tout ce qui est gratuit est bien-.

Non mais vous avez vu cet air satisfait ?
                                                 

J'ai commencé le Top Body Challenge lundi, emmenant avec moi une amie (coucou Cha si tu passes par ici ) en plus de la course tous les jours et de la planche, histoire de me muscler un peu plus -même si mes mollets sont déjà en béton- et m'affiner encore un peu. Et je compte aussi me rendre à la piscine une fois par semaine, et même commencer la boxe -même si ce n'est pas du goût de certains qui ont peur pour mon "petit" nez-.

Mes amis, tant filles que garçons, me demandent des conseils pour perdre du poids. Une de mes cousines (coucou ♡) a même, elle aussi, commencé son combat contre les kilos en trop à mes côtés, en venant courir avec moi. On me demande si tel exercice est bien, combien je cours, on me félicite, on m'admire pour mon courage. J'inspire les gens, je les motive, et je crois qu'il n'y a rien de plus grisant.

Mine de rien, les encouragements et commentaires admiratifs de mes proches m'ont pas mal aidée. J'ai du mal à apprivoiser cette nouvelle image de moi, j'ai du mal à me rendre compte du changement.
Alors, entendre des "comme tu as changé/maigri !" ou mieux, rentrer d'une séance de sport intense qui m'a complètement tuée, filer à la douche et tomber sur ce genre de petit mot qui me fait presque monter les larmes aux yeux, ou ce genre de message d'une de mes meilleures amies qui m'attendait après une longue journée, je pense que ça n'a pas de prix. J'ai de la chance d'être entourée comme je le suis, que ce soit par mes amis, ma famille ou mon copain.


Je ne me sens toujours pas "bien" dans mon corps car je suis consciente qu'il reste encore du boulot, mais je m'accepte un tout petit peu plus qu'en début d'année. Je n'ai plus honte d'attendre ma fille à la sortie de la maternelle, parmi les autres mamans. Les regards moqueurs auxquels j'avais parfois droit dans la rue, sont devenus des regards admiratifs -ou de morts de faim, ça varie en fonction du type d'individu qui croise mon chemin-. Et même si pour le deuxième cas c'est un chouïa dégradant, je me sens tout de même flattée (pas trop quand même). Parce que j'ai réussi.
J'ai à présent un IMC totalement dans la moyenne, ce mot "obésité" ne s'affiche plus sur ma Wii-Fit, ce chiffre sur la balance me fait moins peur et me prouve que je suis forte et que je sais faire preuve de volonté.

Je dois néanmoins avouer que les moments des repas sont devenus pour moi de petites épreuves. Car j'ai peur, évidemment. J'ai peur de retomber dans cette spirale de la bouffe (le gras c'est la vie), ne plus savoir m'arrêter, et me retrouver à nouveau dans les 80kg. D'avoir fait tout ça pour rien.
Alors je continue mon régime, je fuis les féculents et le gras autant que possible (sauf le matin, je me permets un peu de pain ou une viennoiserie de temps en temps, quand même ! Le but étant de ne pas mourir d'ennui à table devant mes trucs ultra légers et parfois pas rigolos). Les légumes et les fruits sont mes meilleurs alliés, et à vrai dire, il ne me reste presque plus que ça étant donné que je ne mange pas non plus de viande, poisson, oeufs, produits laitiers -non mais elle est chiante en plus d'être tordue !-. Mais, ça me convient, car ce chiffre ne bouge plus depuis un petit moment, même si j'aimerais encore changer de dizaine. Je ne veux évidemment pas atteindre un IMC trop bas, je voudrais juste quitter la barre des 60. Par contre, manger des fruits H24 je dis no way (dédicace à ceux qui comprendront la référence, vous êtes des bons), alors de temps à autres je m'autorise ce qu'on appelle un "cheat meal" : gras, salé, sucré, ce dont j'ai envie -en quantité modérée tout de même, restons raisonnables-, le temps d'un repas. Et jusqu'ici, ça porte ses fruits (deuxième jeu de mots, au troisième je sors).


Aujourd'hui, je suis fière de celle que je suis devenue. Malgré que je ne sois pas parfaite, malgré que l'idée du bikini me fait encore angoisser horriblement (en fait, il est juste hors de question qu'un de ces trucs s'approche de moi), même s'il y a des jours où je suis totalement désespérée et où j'ai envie de baisser les bras. Ces jours-là, je repense à pourquoi j'ai commencé, et au chemin que j'ai parcouru.

Alors voilà, tout cet article pour vous dire de ne JAMAIS abandonner.
Quoi qu'on puisse vous dire, quoi que vous pensiez, même si ce sont des choses ancrées dans votre cerveau depuis toujours, si vous voulez quelque chose, vous POUVEZ l'obtenir.
Si j'avais écouté ma famille (que j'aime malgré tout :p), je pèserai actuellement toujours 85kg voire +, je serai toujours aussi mal dans ma peau et j'aurai encore droit aux hypocrites "mais non t'es pas grosse, t'as des formes et t'es joliiiie". Bah vas-y, prends 30kg et tu me diras ensuite si tu te sens bien formée et jolie toi aussi ! ;)

Ne pas lâcher, toujours garder votre objectif en vue. C'est ce que j'ai fait et que je continue de faire.
C'est bateau comme phrase, mais c'est pourtant réel.

Sur ce, je m'en vais faire la planche, deux douloureuses minutes m'attendent !

Love.